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J'me réveille en sueur, ruisseau glacé le long de mon dos, j'rattrape mon hippo en pluche tombé au bas d'mon lit, je jette un coup d'½il à mon réveille, il est 3h18, j'viens de cauchemardé que j'étais dans un camps de concentration, une maison blanche où on faisait des expérimentations, c'était la fin, c'était MA fin...
Comment peut-on rêver à des choses pareilles, bordel de ------???
Du coup, trip infernal, j'me retourne et me reretourne dans ma couette « qui suis-je », « que fais-je ? », « ou vais-je ? »...On n'a beau être d'un naturel optimiste quand on se retrouve toute seule dans son pieu à ruminer en tête à tête avec son plafond, c'est tout de suite moins drôle.
« Ici il n'y a rien a faire, que le vent dans tes cheveux,
La vie toute entière, repasse sous nos yeux,
comme si c'était un mystere, et qu' on y a vu qu'du feu. »
J'ai envie de dire « je t'aime » au monde entier, de manger trois cheeseburger, de faire des câlins à mon chat on lui disant que c'est le plus beau, de cracher mon chew-gum du haut de la tour eiffel, d'écouter « mistral gagnant » en pleurant et en gueulant que « les méchants c'est pas nous », d'aller ramasser des chataîgnes...
Envie d'avoir envie tant que je suis en vie.
« Même si on ne comprend rien, à ce qu'on fait ici... »
Pix : une maison à Ixelles, j'réagis toujours différemment en passant devant, ça dépend de l'humeur du jour.
Chanson : poste restante, Raphaël